Conseils pour une « meilleure » mort

La nourriture et la mort sont deux choses qui préoccupent l’écrivain américain Michael Hebb, il les a combiné à travers son nouveau livre intitulé « Let’s Talk About Death Over Dinner » qui a attiré des centaines de milliers de personnes. Cet œuvre est le résultat d’une organisation appelée Death Over Dinner, qu’il a créée il y a cinq ans, ayant pour but de réunir différentes personnes parfois désespérées autour d’un repas tout en abordant un sujet tabou qu’est la mort. Depuis sa création, plus de 200 000 « dîners mortels » ont eu lieu dans différents endroits dans le monde. Le livre parle de la révolution initiée par Hebb et donne des conseils aux lecteurs sur la possibilité d’organiser leurs propres dîners mortels ainsi que des conseils sur comment faire face à la disparition d’un des membres de leurs familles, leurs amis mais également à leur propre décès.

Souvenons-nous que nous mourrons tous un jour. Voici des conseils pour une meilleure mort.

On va tous y passer…

Hebb explique qu’en raison d’un biais cognitif enraciné en nous, il nous est difficile d’aborder le sujet de la mort. D’après les statistiques, nous ne sommes pas préparés à la mort, raison pour laquelle il y a réticence à en parler. Nous ne croyons pas en notre propre mort et pensons être une exception aux règles de base. « Si nous ne l’avons pas vécu, il nous est difficile d’en discuter ». Mais, il n’y a aucune exception, tôt ou tard, nous mourrons tous et parlons-en maintenant malgré une sensation de gêne et d’inconfort.

Vous n’êtes pas seul

Il est important d’être le plus présent possible pour les personnes en fin de vie. Elles ont besoin d’être entourées et le fait d’être là pour elles leur donne une sensation d’apaisement comme atténuer en partie leurs souffrances. « Vous pouvez vivre en mourant… », être présent dans les derniers instants de vie de quelqu’un qui nous est proche signifie l’honorer. Si vous avez un mandataire en matière de santé ou quelqu’un qui peut défendre votre intérêt s’il vous arrivait quelque chose, cette personne disposera d’une procuration et de toutes les informations vous concernant notamment sur ce que vous pensez réellement de la fin de vie, de la vôtre par vos directives ou par les soins d’un testament de vie.

Choix de l’enterrement

Vous êtes libres de choisir comment se passera votre enterrement car l’élimination du corps peut être important non seulement pour les mourants mais également pour la famille endeuillée. Le choix du cercueil du plus simple au plus sophistiqué ou décider d’économiser une fortune pour pouvoir payer soi-même ses funérailles et garder les héritiers ou parents à l’abri de toutes dépenses liées aux funérailles.

Parler de mort aux enfants et de l’héritage 

Considéré à tort comme un acte d’ego inutile, se soucier de votre héritage est normal selon Hebb. Tout le monde a un héritage et pour éviter les conflits familiaux, les choses doivent être discutées en interne. Vous devez impliquer les enfants dans vos conversations sur la mort, à condition que cela soit fait relativement à leur âge, à leur capacité d’assimilation et à leur curiosité. Cela peut être un excellent moyen d’aller à l’encontre de votre enfant, connaître ce qu’il en pense, comprendre une partie de sa personnalité.

Être là pour les parents endeuillés

Hebb explique qu’il nous est souvent difficile d’évoquer la mort en présence de parents qui ont perdu des enfants car c’est une douleur inimaginable pour beaucoup d’entre nous. Ces personnes ont besoin qu’on les soutienne. Il est donc impératif de rester en contact avec elles. De nombreuses personnes perdent leur cercle d’amis quand elles perdent des enfants, car ces amis-là ont trop peur d’en parler, d’en discuter. La relation s’effondre.

La phase d’acceptation

Les mourants pensent le plus souvent être un fardeau pour leur famille et leurs amis. Et pourtant, les proches estiment qu’ils se doivent de toujours dissimuler leur frustration et ne pas montrer leur épuisement. Hebb dit que le mourant mais également la personne qui s’en occupe devraient être honnêtes à propos de tout ressentiment. Les aidants devraient avoir le sentiment d’avoir la permission d’avoir toutes ces émotions contradictoires, ajoute-t-il. Les sentiments devraient être partagés.

Et enfin, le deuil n’est pas régi par des règles. Le chagrin ne peut pas être systématisé, a indiqué Hebb. Chaque situation est différente selon les personnes concernées. Nous devrions nous donner la permission de faire notre deuil exactement de la manière dont nous en avons besoin. Plus vous dissimulez et n’affrontez pas votre chagrin, plus vous ne ferez que perdurer ce sentiment et l’approfondir encore plus.

Source: Theguardian.com

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