Entreprise funéraire : de plus en plus de jeunes dans le secteur

Au fur et à mesure que les jeunes s’intéressent aux soins de la mort, ce secteur et ses activités parallèles connaissent une nette évolution. Cela est dû à la moindre stigmatisation de tout ce qui concerne la mort et au dynamisme de ce secteur en matière d’emploi. Jeunes entrepreneurs, employés ou en formation, voici l’histoire de quelques personnes qui se sont lancées dans les pompes funèbres.

Alors âgé de 24 ans, M. Elson Chong est l’un des rares jeunes hommes à se lancer dans l’aventure. Il crée une entreprise funéraire « Serenity Casket and Funerals » en 2009. Mais le directeur des services funéraires âgé de 32 ans, se retrouve dans une entreprise plus jeune alors que de plus en plus de ses pairs commencent à occuper des emplois dans ce que les initiés appellent «l’industrie des soins de la mort». Cela se réfère aux entreprises qui proposent des services et des produits funéraires, la crémation, l’enterrement et les monuments commémoratifs. Ils peuvent fournir des services funéraires et des services d’embaumement et vendre une gamme de produits allant des cercueils aux pierres tombales.

Les jeunes de moins de 30 ans à la recherche d’emplois sont de plus en plus nombreux dans les salons funéraires, selon les fournisseurs de services funéraires interviewés par le Sunday Times. Les chercheurs d’emplois postulent pour des postes tels que directeurs de pompes funèbres, embaumeurs et porteurs – où l’échelle salariale peut être comparée aux emplois d’entreprise pour les nouveaux employés diplômés. D’après M. Chong, une à deux demandes d’emploi de moins de 30 ans sont reçues par son entreprise tous les mois. Les deux entreprises funéraires Direct Funeral Services et Ang Chin Moh Funeral Directors qui œuvrent dans l’industrie depuis des décennies, disent avoir reçu en moyenne deux ou trois demandes par mois au cours des deux dernières années. Il y a cinq ans, presqu’aucun de leurs candidats n’aurait été aussi jeune.

The Life Celebrant, une compagnie funéraire fondée en 2010, reçoit en moyenne huit demandes de jeunes par mois. Mme Jenny Tay âgée de 31 ans, directrice générale de Direct Funeral Services et secrétaire adjointe à l’Association des directeurs de services funéraires, indique que les jeunes deviennent moins superstitieux et beaucoup sont curieux au sujet de l’industrie des soins de la mort. La société a été fondée par le père de Mme Tay qu’elle a repris l’entreprise en 2014. «Les soins de la mort sont un service essentiel, c’est bien qu’ils puissent voir le côté professionnel», a-t-elle ajouté. Son entreprise a mis en place un programme de stagiaires en gestion pour aider à former et embaucher les employés potentiels.

Les médias sociaux ont également contribué à attirer les jeunes dans l’industrie. Par exemple, Angelina Mei, 36 ans, directrice générale de The Life Celebrant, affirme que la jeune génération s’est davantage tournée vers eux après que la société a commencé à promouvoir ses services via le réseau social Facebook. Selon Khanthan Vithilingam, âgé de 28 ans, directeur de services funéraires de Singapore Indian Casket Services, le fait d’être associé à des personnes décédées est considéré comme «malchanceux» dans la plupart des cultures asiatiques, mais peut aussi provenir d’anciennes normes culturelles. Il a fondé la compagnie avec son oncle en 2013. Le binôme avait travaillé dans d’autres entreprises funéraires avant de lancer leur propre entreprise.

Source: www.straitstimes.com

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