Japon : Une peine de mort particulièrement cruelle et critiquée

Des détenus racontent ce qui se passe pour eux dans le couloir de la mort avant leur exécution. Le personnel pénitentiaire, non professionnel en la matière, est payé à 20 000 yen, l’équivalent de 180 dollars chacun pour exécuter dans l’intimité les condamnés à mort. Politiquement populaire, les japonais offrent leur soutien par rapport à la peine capitale bien que cela soit inhabituel pour une aussi grande puissance industrialisée qu’est le Japon. Les États-Unis appliquent également la peine capitale.

Toshio Sakamoto, un témoin de la peine capitale par pendaison, a indiqué que le corps d’un des détenus rebondissait tel un objet de 70 kilogrammes sur une corde de nylon. Un processus qualifié d’insupportable, d’après lui. Les yeux bandés, mains menottées et pieds liés, les condamnés qui sont généralement des meurtriers en série, sont emmenés à se rendre à un endroit sous une trappe. Le mécanisme est enclenché par un bouton dans une pièce adjacente, pressé simultanément par plusieurs gardes. Ces derniers qui sont chargés des exécutions se souviennent même des températures corporelles des condamnés, de leur respiration, de leurs paroles. « … Mais ils doivent faire le travail qui leur est confié », a continué Sakamoto.

Le personnel pénitentiaire ne reçoit pas de suivi psychologique et est censé « digérer » lui-même le processus auquel il fait face. Le système a été placé sous les projecteurs internationaux en juillet après que 13 membres de la secte Aum aient été pendus avec des méthodes secrètes critiquées comme étant cruelles envers les criminels, les familles et les gardes. En vertu de la loi, la peine de mort devrait être prononcée six mois après avoir été confirmée par le tribunal supérieur, cependant, la réalité est tout à fait différente. Les condamnés croupissent dans les couloirs de la mort depuis de nombreuses années et le pays a un total de 110 exécutions en attente. Récemment, Amnesty International a indiqué que les détenus doivent être généralement avertis quelques heures avant leur exécution, ce qui n’est pas le cas pour tous. Certains prisonniers n’en seront même pas avertis et certaines familles n’en sont informées qu’après la pendaison.

Source: Japantimes.co.jp

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