Marseille : Six morts de l’effondrement d’immeubles

Le bilan est lourd, au moins six personnes ont perdu la vie dans l’effondrement de deux immeubles délabrés à Noailles, près du Vieux-Port à Marseille. Les victimes du drame seraient quatre hommes et deux femmes, selon le procureur de Marseille, Xavier Tarabeux. Les habitants déclarent que les mises en garde sur l’état du logement dans les quartiers populaires sont systématiquement ignorées par les autorités.

L’opération de recherche et de sauvetage a mobilisé près de 120 policiers et 80 pompiers, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Un secouriste confie qu’aucun survivant n’a été trouvé lors de la fouille dans les décombres par son équipe accompagnée par des chiens renifleurs. Les autorités locales expliquent que l’un des bâtiments effondré, rue d’Aubagne, a auparavant été condamné, mais la présence de squatters ne peut pas être exclue.

Quant au second bâtiment, des gens y habitaient mais le nombre des résidents n’a pas été déterminé à ce stade. Sophie Dorbeaux, une étudiante en philosophie, qui s’y logeait et a échappé au drame confie avoir quitté l’immeuble quelques jours avant la catastrophe pour se rendre chez ses parents puisque sa porte ne fermait pas correctement, ce qui est le cas de la majeure partie des autres appartements. Toujours selon elle, il y avait des fissures qui sont apparues depuis plusieurs semaines et elle commençait à sentir les murs bouger.

Les équipes d’urgence ont pris la décision de démolir un troisième bâtiment afin d’éviter ce genre de catastrophe. Environ 100 résidents ont dû être évacués relogés par les autorités. Selon les habitants du quartier, les responsables de la ville ne réagissent pas aux dangers engendrés par les problèmes de structure des bâtiments. Patrick Lacoste, porte-parole d’un groupe d’action local pour le logement déclare : « Les gens sont morts pour rien. Tout le monde était au courant des problèmes. ». La faute est entièrement attribuée à la mairie, a indiqué Toufik Ben Rhouma, qui vit dans la région.

M. Castaner avait demandé à un audit de sécurité du logement à Marseille et l’avait fait part aux législateurs réunis à Paris. « Environ 6 000 propriétés ont été identifiées comme étant à risque, ce qui représenterait un total de 44 000 résidences dans les quartiers défavorisés de la ville » a-t-il déclaré. Christian Gouverneur, propriétaire d’un appartement en face du lieu de la catastrophe, déclare que cet incident ne devrait même pas se produire à notre époque.

Source: Nytimes.com

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